La proposition de définition qui suit résulte du travail de la
commission trekking depuis 1996, des réponses au questionnaire envoyé
en automne 2002 et des discussions constructives de la rencontre d’automne
2002 et d’hiver 2003.
Le présent texte a pour but de mettre de l’ordre dans les définitions
des activités pour lesquelles il y a clairement une relation de dépendance
entre une personne responsable et des personnes guidées. C’est
une question de prise de conscience des responsabilités associées
à ce type d’activités.
Deux principes généraux
ont été admis pour ces définitions :
La notion de tolérable ou de non-tolérable
n’est pas spécifiquement associée à une activité
plutôt qu’à une autre. Il est imaginable de faire de l’accompagnement
non tolérable ou du trekking tolérable. La notion de non-tolérable
se définit en fonction du risque pour les personnes guidées
et pour le milieu souterrain.
Il n’est ni possible, ni souhaitable de surveiller chaque spéléo
et chaque cavité. C’est pourquoi les présentes définitions
visent à proposer une définition générale, d’une
part de ce qui est recommandé et d’autre part des limites extrêmes
à ne pas dépasser (intolérable).
Accepté par l’AD 2003
Introduction La SSS se préoccupe de la conservation du milieu souterrain et de
la sécurité dans la pratique de la spéléologie. Dans
cette optique, les activités d’accompagnement et de trekking représentent
un problème spécifique. D’une part il existe un risque accru
pour le milieu et les participants, puisque des personnes non-expérimentées
vont sous terre. D’autre part, il existe une relation de dépendance
entre une personne responsable et des personnes guidées, qui tendent donc
à déléguer leur propre prise de responsabilité. Dans
le but de responsabiliser les initiateurs, accompagnateurs ou guides, il est important
que la SSS émette des directives claires définissant ce qui est
recommandé, respectivement ce qui est intolérable dans la pratique
de ce genre d’activités.
I. Initiation
Chaque club initie ses nouveaux membres, ou membres candidats à la découverte
du monde souterrain et aux techniques spéléologiques, dans le
but de former un spéléologue qui pratiquera régulièrement
la spéléologie dans le cadre de la SSS. Un groupe d’initiation
comprendra généralement 1 à 3 débutants encadrés
par des spéléologues expérimentés.
II.
Accompagnement
La plupart des spéléologues, à titre privé, ou au
nom de leur club, accompagnent une fois ou l’autre une à plusieurs
personnes néophytes dans des cavités. Les néophytes n’ont
généralement pas l’intention de devenir des spéléologues
réguliers, mais désirent simplement connaître un peu le
milieu souterrain et les émotions qu’il peut procurer.
III.
Trekking
En principe, les activités sont exactement les mêmes que celles
de l’accompagnement, mais il s’agit d’une activité
rémunérée, c’est-à-dire laissant à
l’organisateur (club, guide ou autre) plus de 50.- par jour et par guide
après déduction des frais effectifs1.
Les critères préconisés pour le trekking tolérable,
respectivement intolérable sont sensiblement les mêmes que ceux
de l’accompagnement.
Recommandations2
de la SSS en matière de trekking et d’accompagnement
Groupe de 2 à 8 personnes guidées
dans les grottes horizontales, à adapter selon la difficulté
de la grotte et le type de participants. Plus de 12 personnes guidés
dans un groupe est intolérable,
Groupe de 2 à 5 personnes guidées
dans les grottes verticales, à adapter selon la difficulté
de la grotte et le type de participants. Plus de 5 personnes guidés
dans un groupe est intolérable,
Encadrement par suffisamment d’accompagnateurs/guides3
formés et expérimentés (recommandé minimum 3 personnes).
Un seul accompagnateur/guide ou des accompagnateurs/guides inexpérimentés
et/ou mal formés sont des conditions intolérables,
La pratique d’une activité de guidage non tolérable (initiation,
accompagnement ou trekking) peut justifier l’exclusion d’un
membre ou d’une section de la SSS.
Une marge d’interprétation non négligeable est volontairement
associée à chacune des définitions proposées. La
SSS estime inutile d’aller plus loin dans la définition de chaque
mot, mais laisse chaque organisateur d’une activité de guidage
prendre ses responsabilités. En cas d’accident ou de dégâts
manifestes à une cavité, l’organisateur d’une activité
guidée, à notre avis, sera plus à l’aise s’il
est clairement resté dans le domaine de ce que des décennies d’expérience
de la SSS amènent à considérer comme tolérable.
1 Frais de déplacements, éclairage,
repas. 2 Le respect des recommandations de la SSS ne protège pas
contre un éventuel accident! La SSS décline toute responsabilité
en cas d’accident, même si les recommandations ont été
respectées. 3 Ayant la formation correspondante. 4 Au minimum un casque avec éclairage et des chaussures adéquates
pour chacun. 5 Par exemple en distribuant et discutant les brochures SSS «
Cavernes
Monde fragile » et « Safe
spéléo ».