Révision des statuts

Les documents concernant la révision des statuts sont dans la partie "Membres".

Mi-juin a eu lieu pour la première fois en Suisse un cours de secours spéléo pour des médecins et ambulanciers-samaritains. Le projet est né du besoin d'avoir plus de spécialistes du domaine médical pour les interventions de secours souterrains. Le cours conclu deux ans de préparations entre le Spéléo-Secours Suisse et la Société Suisse de Médecine de Montagne. Les participants ont été formés par des spéléologues, des secouristes et des médecins spéléo. La pratique sur le terrain a été mise en avant lors de diverses sorties dans la région de Habkern. Des cas d'école médicaux ont complété l'expérience.

L’Arc jurassien est l’une des régions les plus calcaires de Suisse. Et qui dit calcaire, dit grottes. On estime que la région comporte plus de 240 km carrés de couloirs souterrains, mais seule une quinzaine a été explorée. La Baume de Longeaigue en fait partie. Cette grotte, située près de Buttes, n’est pas ouverte aux touristes, mais elle offre un beau spectacle aux spéléologues de la région. On vous propose de vous y plonger avec nous!

 

Et voilà le filme de canal alpha

Analyses géochimiques le long d'une Stalagmite. © Marc Luetscher L'analyse de deux stalagmites de nos montagnes (Sieben Hengste, BE, CH) apporte une vue plus précise sur le climat passé. Pour la dernière période glacière, ces concrétions ont livré pour la première fois des informations précisément datées et détaillées sur les précipitations. Ainsi, la dernière période glacière aurait commencé 3'000 ans plus tôt qu'admis jusqu'ici. L'analyse confirme qu'il y a 25'000 ans, pendant la dernière glaciation, les précipitations du nord des alpes provenaient majoritairement de courants du sud. Actuellement, la majorité des précipitations de cette région proviennent de courants d'ouest.

Une publication vient de paraître dans la revue spécialisée "nature communications". La publication est d'un niveau académique, mais les illustrations et communiqués sont compréhensibles par tout un chacun.

L'equipe de recherche discute l'effet des basses temperatures sur la formation de stalagmites durant le dernier maximum glaciaire (Sieben Hengste, Suisse). Photo Robbie Shone Image de gauche: Analyses géochimiques le long d'une Stalagmite. © Marc Luetscher

Image de droite: L'equipe de recherche discute l'effet des basses temperatures sur la formation de stalagmites durant le dernier maximum glaciaire (Sieben Hengste, Suisse). Photo Robbie Shone

 

Le long retour vers la surface du spéléologue blessé à 1000 mètres de profondeur a débuté vendredi soir. Une vingtaine de spécialistes du Spéléo-secours suisse participent au sauvetage, qui devrait durer encore plusieurs jours.

Au fond de la «Riesending-Höhle» (Berchtesgaden), une soixantaine de secouristes s’activent depuis vendredi soir à transporter le blessé. Rendue extrêmement pénible à cause des nombreux obstacles à franchir et de la longue distance à parcourir jusqu’à la sortie, l’opération se déroule par étapes successives entrecoupées de périodes durant lesquelles la victime peut dormir, tandis que médecins et secouristes se relaient. Dimanche, le bivouac 4, installé à plus de 900 m de profondeur, a été atteint par les équipes internationales de sauveteurs qui transportent le blessé. La partie la plus technique et la plus délicate de l’intervention de secours est encore à venir. Elle devrait demander plusieurs jours d’efforts aux dizaines de secouristes en action sur place.

Par chance, l’état du blessé reste stable et les conditions météorologiques dans la région sont bonnes, ce qui permet d’écarter les risques de crue ; des crues qui pourraient encore compliquer l’opération de secours car plusieurs passages du gouffre sont arrosés par des cascades.

L’évacuation du spéléologue blessé le 8 juin à près de 6 km de l’entrée du gouffre le plus profond d’Allemagne est placée sous la conduite du Bergwacht-Bayern et regroupe des secouristes venus d’Italie, d’Autriche, d’Allemagne et de Suisse. Samedi, de nouveaux secouristes suisses sont partis pour l’Allemagne dans le but de remplacer une partie de leurs collègues déjà engagés. Pour ces sauveteurs, l’engagement physique et psychique est très important.

Ce n’est pas la première fois que le Spéléo-secours suisse intervient à l’étranger. D’autres sauvetages pour lesquels le soutien de cette organisation a été sollicité ont déjà eu lieu par le passé ailleurs en Europe. Partenaire de la Rega, le Spéléo-secours suisse collabore aussi régulièrement avec le Secours Alpin Suisse (SAS). Les 220 secouristes qui composent le Spéléo-secours suisse sont aussi membres de la Société suisse de spéléologie (SSS).

Plus d’infos sur :
http://www.hoehlenrettung.ch/cgi-bin/news_fr.cgi
http://www.bergwacht-bayern.de/

Communiqué de presse du Spéléo-Secours Suisse